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Ahoy matelots !
Retour de la campagne Pavillon Noir 2 !
Après avoir causé quelques petits troubles dans la tranquille ville de San Augustine, vous y avez volé un bateau. Après avoir récupéré vos camarades et les Calusas qui vous attendaient en dehors de la ville, vous vous dirigez vers leur territoire, au bord du fleuve Caloosahatchee, au sud ouest de la Floride.
Qui sera du voyage ?
👶 Hache
Kelial
Kriglla
Multimaster
Nexxus
Primary
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Erf, y a vraiment très très peu de chance :-/
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Il était assis, au milieu d'un salon, probablement d'un château, avec son lustre en cristal, la cheminée qui ronronnait, les tables en bois rare, les bibliothèques remplies qui cachaient presque entièrement les murs derrière eux. Des plantes exotiques aux coins des immenses baies vitrées qu'étaient les fenêtres. Sur la table, une théière et quelques tasses.
Autour de la table, des convives, richement vêtus, très distingués, maquillés, parfaitement poudrés...
Qu'est-ce qu'Octavio pouvait bien foutre ici !?
Il était assis, comme vissé sur sa chaise, trop petite, juste en face de la table, aucun convive ne lui faisait face directement. Ils étaient en quinconce, de sorte à ce qu'il faille pivoter pour s'adresser à quelqu'un. Il baissa les yeux et vit qu'il était accoutré comme les autres, avec des vêtements tellement bouffants qu'il ne savait pas si c'était une robe ou une livrée. Elle était d'une couleur pétante, extravagante, proche du violet, avec beaucoup de finitions dorées. Il avait de la dentelle de partout. Sa barbe était peignée, pleine de rubans et d'huile luisante.
Il commença à paniquer et à fulminer.
Il n'arrivait toujours pas à bouger, seul son regard pouvait s'orienter, il se mit à observer les autres personnes présentes.
Probablement des bourgeois, ou pire des nobles, des dames aux coiffures alambiquées, des parvenus qui se baladaient avec leur célèbre aiguille à tricoter dans le fourreau à leurs côté. Il y avait même un homme d'église avec des atours tellement chargés qu'il semblait peiner à tenir son corps et sa tête droite sous le poids.
Et ils parlaient, déblatéraient, riaient à coeur joie. Des discussions auxquelles Octavio ne comprenait strictement rien.
"Et vous comprenez, l'économie de l'arrière-pays ne soutient pas les efforts du Roi, il faut davantage se tourner sur le commerce extérieure pour être en adéquation avec la politique nouvelle. Ce n'est pas subversion que d'affirmer cela."
"Certes, il faut réaligner les structures marchandes, mais nous ne devons pas dépendre autant de l'international. Ce qu'il nous faut c'est un effort de redressement fiscal et une incitation à la réorientation professionnelle de la société."
"Mais vous n'y pensez pas, enfin la population n'est pas assez qualifiée, comment les adapter à leur nouveau travail, ils seraient de bien piètres artisans dans leurs nouveaux métiers..."
*Taisez-vous, arrêtez de parler comme des bouquins, bande de babouins à perruques... Bouges Octavio, BOUGES!*
Mais rien à faire, il était obligé de se fader des discussions interminables de politique, d'actualités et de ragots insignifiants sur la vie d'une cour dont il ignorait l'existence. Leur babil incessant lui faisait un mal de crâne terrible. Et il n'espérait qu'une chose, fracasser le leur.
Il devenait rouge de colère, ses veines étaient prêtes à sortir de sa peau tellement il serrait les poings. Son corps tout entier tremblait pour essayer de se libérer de cette tétanie. De la bave commençait à perler de ses lèvres, on aurait dit u chien enragé.
Il suait à grosses gouttes, les sons restants désespérément coincés dans sa gorge, ne sortait que de ridicules croassements. Ses phalanges blanchissaient, ses yeux étaient injectés de sang, la colère le submergeait, la haine le consumait, il devait être plus brûlant encore que le feu dans l'âtre non loin.
"Oh mon cher Jimenez Velasquez, que vous arrive-t-il?"
"RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHH !!!"
Le fait que la dame s'adresse à lui semblait l'avoir débloqué de sa paralysie, il explosa de rage et fit voler la table à l'aide de ses deux mains, renversant toutes les personnes de l'autre côté.
Il se retourna contre son voisin de gauche et lui attrapa les cheveux.
"CALLATE !"
Il le tira en arrière et le jeta au sol. Il vit une femme courir vers la grande porte, il se jeta sur le vase le plus proche et le souleva du sol, il l'envoya d'un prodigieux lancer sur le crâne de la noble qui s'effondra sous le choc.
"NADIE SALE!"
Un nobliau vint vers lui en pointant sa rapière dans sa direction, Octavio attrapa la tenture qui était dans son dos, juste à côté de l'emplacement du vase qu'il venait de lancer. D'un habile mouvement il fit choire la pointe de la rapière dans le tissu lorsque le noble se fendit pour l'occire. Il retira la tenture d'un coup sec en donnant un coup de pied dans le genou du sire. le faisant chanceler.
D'un croc-en-jambe, il le fit chuter complètement, il agrippa la chaise la plus proche par le dossier, et commença à asséner des coups sur le bretteur désarmé, éclatant petit à petit la chaise contre le dos et le crâne du pantin enfariné.
"CALLATE, CALLATE, CALLATE!"
Un deuxième épéiste vint à son niveau, et il ne le vit pas immédiatement, en réflexe, il ne se détourna qu'au dernier moment, et la lame érafla son épaule. Complètement en furie, Octavio n'y prêta pas attention et se retourna, faisant un pas pour saisir un chandelier monté sur un pied d'environ 1m70. Le bretteur essaya de le toucher, mais déstabilisé par la manœuvre, planta uniquement la jambe, sur quelques centimètres quand même.
Octavio, armé de son chandelier en métal, se retourna brusquement et d'un ample mouvement, asséna un coup latéral dans la face de son adversaire. La lame de la rapière ressortit non sans dégâts de sa jambe, mais le crâne de son adversaire se fissura sous le choc.
Octavio finit le travail en quelques coups alors que l'homme était au sol. Il ne resta plus que de la cervelle éparse.
Il vit qu'une dame essayait de lui fausser compagnie en passant par une fenêtre qu'elle s'était échiné à briser avec ce qu'elle avait pu trouver. Il leva son chandelier et le tint en javelot. Délivrant un trait herculéen, le chandelier vint planter la clavicule de la femme qui laissa échapper un cri de douleur, et elle fut coincée entre la table et le chandelier, ce dernier l'ayant transpercée de part en part et sa pointe était rentrée dans le meuble. Elle s'évanouit sous la douleur.
De ceux qui n'avaient pu fuir, il resté l'homme d'église. Octavio avança vers lui, d'un pas pesant, mugissant comme un taureau après l'effort. Il arracha avec rage sa livrée, laissant découvrir un corps musculeux, transpirant et quelque peu ensanglanté. Il se retrouva quasiment nu devant ce prêtre bien trop habillé pour un probable défroqué.
Sans mot dire, il attrapa le religieux par le cou, et il se dirigea vers la cheminée, le traînant sèchement alors que ce dernier gémissait plaintivement des appels à l'aide.
Alors qu'il avançait à travers le salon, au milieu des cadavres. Les bibliothèques et les murs derrières semblaient comme se vidait d'un liquide poisseux brunâtre, du sang, du sang en coulait. A travers les fenêtres, il n'y avait plus une journée ensoleillée, mais d'immenses foyers, des flammes gigantesques.
Octavio arriva avec son prisonnier, près de l'âtre. Il s'agenouilla et commença à avancer le visage du prêtre vers les flammes.
"Ves, Sacerdote, tu n'es plus protégé par ton Dieu. Ici il n'agit pas. Tu n'es plus dans le bon royaume."
Il approcha encore plus le visage, qui commença à bruler, le prêtre se mit à hurler, alors Octavio hurla encore plus fort.
"OH OUI, HURLES, HURLES PETIT PORC, TU N'AURAS BIENTÔT RIEN D'AUTRE QUE TA DOULEUR ET TON TOURMENT. BIENVENUE DANS LE DERNIER ROYAUME, CELUI QUI T'ES RESERVE POUR L'ETERNITE!"
Le visage commença à fondre, devenant un masque mortuaire morbide, le crâne se dévoilant peu à peu, la main d'Octavio commençait à brûler aussi. Le sang recouvrait la pièce, et à cette vitesse, il submergerait bientôt le mastodonte. Octavio n'eut qu'une réaction à tout ça.
"HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAAAAAAAAAAAAAAAAHAAAAAAHAHAHA!"
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Sacré Octavio !
En d'autres temps tu aurais pu être défenseur central de l'Albiceleste (qui n'est pas un bateau).
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Primerose Legreffier
Primerose venait de finir de recoudre De Sassignan. Ses doigts n'étaient pas aussi adroits, et ses points moins droits, faute à une fatigue accumulée. Elle s'était pourtant appliquée du mieux qu'elle pouvait. Mais la lumière était faible et sa vision se troublait. Elle trempa les mains dans l'eau, afin d'y retirer le sang de son sauveur qui garderait une cicatrice de son acte d'héroïsme. Et quand elle voulu s'essuyer sur sa robe, elle prit conscience que sa tenue n'en était plus vraiment une. Un jupon entièrement ensanglanté, un haut en grande partie déchirée, les cheveux lâchés et en pagaille, des pieds nus... Si elle montait affublée ainsi, elle serait prise pour une putain, voire violée.
"Qui sait quel type d'hommes se cache parmi de ce nouvel équipage ? Et ce ne sera pas M. De Sassignan... Euh de Mavereigne qui pourra me porter secours aujourd'hui"
Elle partie en quête d'une tenue propre dans ce navire encore inexploré.
Après quelques déambulations, elle retomba sur les quartiers des officiers où elle vit la bouteille dans laquelle elle s'était engouffrée. Elle put récupérer ses chaussures douloureuses et grimaça à l'idée de les reporter.
Elle fouilla dans les rangements de la salle jusqu'à tomber sur quelques vêtures, de toute évidence masculines. Une chemise à peine trop large pour elle ferait l'affaire pendant quelques temps. Pour ce qui était des bas, seulement des pantalons à son grand désespoirs.
"je suis une femme. Et je réussirai à trouver ma place en tant que telle. Je n'ai pas besoin de me travestir pour ça."
Elle descendit dans le faux pont, jusqu'à tomber sur un petit coffre familier.
"mes effets ! Quelle joie !"
Peu de choses restaient. La jupe qu'elle portait avant sa dernière toilette, ses scalpels, et deux ou trois petites babioles. Elle attrapa une fiole du bout des doigts. Cette fiole achetée à Codrington, dont le contenu était mortel pour quiconque le boirait. Elle l'avait laissé pour rendre visite à l'intendant, de peur qu'elle ne soit découverte. Un moment d'hésitation la mena à considérer que garder cette fiole sur soi était préférable, au moins quelques temps.
Elle banda sa poitrine, enfila la jupe, sans jupon, glissa le chemisier sur elle qu'elle rentra sous la jupe et tressa ses longs cheveux. Et après un long soupir, elle glissa ses pieds encore douloureux dans ses souliers, qui juraient avec le reste de sa tenue par leur aspect bien plus élégants et onéreux.
Elle prit le temps de s'assoir dans un renfoncement, afin de reposer ses jambes et son corps l'espace de quelques minutes. Ses pensées revenaient vers cette mystérieuse évasion, bien trop simple pour ne pas avoir été orchestrée. Mais par qui ? Sa réflexion perdait peu à peu sa logique, son cheminement de pensée était altéré par son épuisement. Ses paupières devenaient lourdes, et la fatigue eut raison d'elle. Elle s'assoupit dans son petit renfoncement, au milieu du brouahah provenant du pont supérieur, à la veille du début d'une nouvelle aventure.
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Quelqu'un a le téléphone de JD ?
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Je le vois dans une heure. Je lui rappelle
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Coucou ! Donc je confirme la présence de JD (comme d'hab pour 22h environ), qui n'a pas pu répondre au post à cause de soucis informatiques.
Voilà, message transmis !
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Super, merci !
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Je confirme la présence de mon homme sous réserve de non-accouchement entre temps et sous condition de libération immédiate en cas de demande express de ma part !
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Si tu commences à accoucher pendant PN, on vient tous ! XD
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Chiche !
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Mellodia écrit: Je confirme la présence de mon homme sous réserve de non-accouchement entre temps et sous condition de libération immédiate en cas de demande express de ma part !
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Par conte je viendrai après manger, donc probablement vers 21h-21h30.
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