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 Les chroniques de Métaéra par Bruno
Introduction
Il
y a bien longtemps que les secrets des anciennes civilisations sont
perdus. Le monde se reconstruit peu à peu... Les humains côtoient les
homme-animaux, les hybrides sont tabous et le foisonnement des sociétés
se heurtent aux échanges commerciaux, et aux différents intérêts. Dans
un monde où la magie et les armes tracent le chemin de la guerre ou de
la paix... Même ceux qui vivent en harmonie avec leur monde apprendront
avec douleur qu'elle n'existe plus
Griffe-Dure
se trouve au pied des monts brumeux à l'est du désert de sel, au
croisement de la rivière pourpre, qui doit son nom aux violettes qui
bordent ses rives, et de la route commerciale qui relie les monts
brumeux au désert.
Griffe-Dure
est un petit village d'une vingtaine d'habitants. On ne trouve ici que
5 familles d'hommes animaux et une famille humaine.
Les
Griffes-Dure sont les dirigeant du village car leur ancêtre en est le
fondateur. Garb, Anna et Morth sont les grands parents, ils sont la
mémoire et la sagesse.
Haangus
le fils de Garb et Anna est le plus puissant guerrier du village et il
en est le chef. Il mesure près de 2m20, son corps puissant, même si
très humain, profite d'un système pileux très développé. Ce qui le
différentie le plus, lui et sa race d'un humain, ce sont des sourcils
proéminant et fournis, une mâchoire large un nez plus proche du museau
et des oreilles proches de celles de son cousin l'ours.
Haangus
est mariée à Mila et ils ont eu 3 filles et 2 fils, les jumeaux
viennent à peine de naître et les filles, elles, ont respectivement 10,
12 et 18 ans.
Le
meilleur ami de Haangus se trouve être Onir un hommes tigre qui vie
seul dans sa forge, il est solitaire et secret. La pénombre qui règne
dans sa demeure et dans ses yeux maintiennent entre lui et les autres
villageois l'écart qui semble lui convenir. Il possède une longue
chevelure blonde et des moustaches longues et fines sur son museau,
tout le reste de son corps est humain à part le fin duvet zébré qui le
recouvre.
Anni
et Kaïl, les hommes loups, s'occupent de la chasse et travail le cuir,
leur fille Svala âgé de 10 ans passe beaucoup de temps à courir
derrière les autres enfants qui ne l'aiment guère, elle a la malchance
d'être une hybride, humaine né de parents hommes-animaux.
Dal
et sa femme Noé sont des hommes singes, ils s'occupent des récoltes de
blé et d'orges avec Jael et Nalla les hommes-chats, ils ont tous les
quatre les mêmes particularités physiques qui sont leur oreilles et
leur queue, Jael et Nalla, de plus, on un visage qui les rapproche de
Onir.
La
dernière famille est celle de Sigrid, un humain, il doit avoir la
quarantaine, de longs cheveux noirs, un regard bleu acier, et une peau
ambrée. Sigrid est le commerçant du village, il appartenait à une
caravane il y a quelques années et il a décidé de s'établir ici. Sigrid
à une fille Shamléa, elle a 16 ans elle est grande, svelte, possède une
très longue chevelure noire, de grand yeux vert de chat, et une queue.
Shamléa est en effet une femme-chat possédant très peu de traits
animaux, elle et son père ne parlent jamais d'une quelconque mère.
Shamléa est très éduqué et s'improvise maîtresse d'école pour les
enfants de la communauté.
Le
jour se lève sur le village de Griffe-Dure, les adultes se préparent
pour une nouvelle journée de labeurs et les enfants se réveillent pour
vivrent de nouvelles aventures.
La fin d'une enfance
La rosée du matin caresse la
flore, tan disque les premiers rayons du soleil lèche le visage de
Svala, ses parents dorment encore, les cris de la fête de la veille
raisonnent encore dans sa tête...
Le matin est calme personne ne s'est encore levée, mais une grande
curiosité qu'elle ne réalise même pas attire Svala vers l'extérieure du
village...
Coiffée de sa chevelure rousse tombant dans une grande natte qui
coure jusqu'à ses fesses, maquillée par ses taches de rousseurs et
habillée par une simple chemise de nuit en lin, elle quitte le village
dans les lueurs d'un nouveau printemps. La nature est splendide, elle
se réveille. Svala admire la verdure renaissante, celle-là même qui
recouvre à nouveau une partie des monts brumeux.
Elle longe d’ailleurs la rivière pourpre en direction des monts.
Elle regarde un Laport surmonté par ses deux grandes oreilles bondissant dans l'eau et construisant ou renforçant sa maison.
Elle cueille un bouquet de violette pour sa maman.
Elle ramasse ce si jolie cailloux blanc veiné de rose, se sera son premier bijoux.
Elle continue à marcher tout en admirant la vie autour d'elle. Elle
marche depuis de nombreuses heures quand elle réalise qu'elle à faim.
Cela fait au moins une heure qu'elle est sur la piste d'une créature
dont elle ne connais pas le nom, ces traces l'interpelle, elle ne les a
jamais vu avant...
Soudain il lui semble avoir entendu un bruit, elle se retourne
rapidement pour se retrouver nez à nez avec sa peur, et un grand arbre
qui borde la rivière. Pourtant elle est sure d'avoir entendu quelque
chose, elle redouble d'attention mais rien ne semble la mettre en
danger.
La faim la taraudant elle cueille des baies et récupère des racines comme le lui ont appris ses parents.
Elle s'appui contre se gros arbre mangeant et profitant de la vue magnifique que lui donne la vallée.
Elle glousse, elle vient de s'apercevoir que le si minuscule dessin
en forme de village qu'elle voyait au loin n'est rien d'autre que le
sien, elle trouve cela amusant. Néanmoins elle réalise alors qu'elle
est bien loin. En plus, pour eux la fête continue, le grand feu du soir
brûle toujours, d'ailleurs un nouveau a été monté à l'extérieur du
village, la fête redouble sans doute, elle se dit qu'ils ont de la
chance.
Mais après tout elle aussi, personne ne l'embête, personne ne lui
reproche sa peau satiné son manque de poil, ses petites oreilles, son
nez.
Elle le plante d’ailleurs dans le ciel s'étendant sur le dos et
contemple les nuages qui se transforment pour donner naissance à de
petites scénettes qui la font beaucoup rire. Des animaux se cours les
uns après les autres, se changeant tour à tour en humains,
hommes-animaux, ils jouent dans la rivière du ciel...
Elle s'étire, il fait nuit, elle s'est endormie. Elle a faim, un peu
froid et très peur, beaucoup de bruits de la nature, devenue
inquiétante, se font entendre.
Heureusement elle sais ce qu'il faut faire, trouver un abri, ses parents lui ont appris également cela.
Elle regarde une dernière fois le village qu'elle ne vois plus que
grâce à ses lueurs, d’ailleurs ils y a des petits points jaunes qui
bougent du village vers la rivières, il y en a d'autre bien plus loin
derrière les collines ombragées.
Ils me cherchent peut -être se dit-elle.
Le hurlement d'un loupours, la fait sursauter, il est temps qu'elle
se hâte vers un abri sinon une meute pourrait bien la trouver.
Heureusement l'éducation de ses parents a porté ses fruits, elle
trouve rapidement une grotte et de quoi faire un feu, elle ne s'est pas
rendue compte que le feu s'était allumé trop vite, elle n'a eu le temps
de frotter les bâtons qu'une fois l'un contre l'autre...
Apres avoir manger, elle se rendort, la journée a été longue pour une enfant de 10 ans loin de sa famille...
La route pavée
Nous retrouvons nôtre amie Svala,
l'hybride, loin de son village, à la découverte de sa nature, loin des
moqueries, mais loin des soins de ses parents...
Seule sur la route de la vie, quelquechose qu'elle n'a pas encore réalisé l'a attirée loin de chez elle...
Svala se réveille dans les reflets de l’aube qui rebondissent sur les parois de la grotte.
Elle entend un
hurlement qui l’appel plus qu’il ne l’effraie, et perçoit à peine
l’ombre et le mouvement d’une forme qui disparaît au dehors…
Elle sort rapidement
pour constater que la forme à disparue oubliant au pied de la grotte un
précieux trésor, deux laports et une luitre…
Son ventre réagissant
plus vite qu’elle, après un grognement de celui-ci, elle se saisi des
trophées, rallume le feu et prépare son repas.
Après avoir mangé,
laissé à fumer le reste de la viande, récupéré les tendons et autres
nerfs réutilisables, tendu les peaux, elle s’endort pour une courte
sieste au moment ou le soleil en est à son zénith.
Quand elle se réveille un écurien la regarde, assis sur ses pattes de derrières, se léchant l’entrejambe.
Elle bondi pour
s’écraser lamentablement sur l’herbe grâce alors que l’animal la
regarde toujours posé, quelque mettre plus loin, sur son postérieur…
Il la nargue…
Svala ne veut pas en
rester là, une suite de bonds, courses, atterrissages s’en suit donc,
et dans une grande cavalcade effrénée, nôtre amie s’éloigne encore du
village.
« Cela fait trois jours que je te cours après, je t’appellerait donc Fuyard »
Svala a enfin attrapé
l’écurien, après trois jours de courses éreintantes, trois nuits sous
le signe de la frustration, deux matins sous le signe de la moquerie,
alors que l’animal se trouvait devant ses yeux… Le dernier matin elle
l’avait eu, elle ne dormait plus depuis au moins deux heures, elle
l’avait vu s’approcher, elle n’avait pas bougé, pour réussir enfin à
l’avoir, elle avait bien mérité son compagnon.
Fuyard avait le poil
court et roux, une queue touffu, de petites oreilles toujours à l’affût
et un regard malin, il lui arrivait au genoux.
Après encore une
matinée de jeux avec son nouvel ami, Svala réalisa qu’elle ne
connaissait pas du tout l’endroit ou elle était. Elle n’était plus dans
les alpages, elle voyait bien les monts brumeux devant elle, mais ils
s’exposaient d’un flanc qu’elle ne leurs connaissait pas.
Autour d’elle s’étendait une vaste plaine, avec au loin des bosquets parsemés sur l’horizon.
Une rivière coulait
aussi, Fuyard s’y désaltérait, mais elle n’était plus bordée par les
violettes. Définitivement, elle était perdue.
Elle se mit à
chercher son chemin. Très vite elle se rendit compte que la nuit se
rapprochait et qu’à se demander où elle était, l’après-midi était
passée. Après un léger repas elle se trouva un coin tranquille et
s’endormi avec Fuyard, qui l’avait très vite adopté d’ailleurs…
Ce sont les secousses
autant que les courbatures qui ont réveillé Svala. Elle a mal partout,
elle ne peu pas bouger. Ses bras sont attachés dans son dos. Ses jambes
elles aussi sont attachées, et elle crierait bien si elle n’avait un
bâillon. Elle peut contempler la route qui défile sous ses yeux, les
poils de l’animal sur lequel elle est attachée, et la corde, attachée à
son coup, courir sur le flanc de la bête et disparaître sous son
ventre. Elle entend des gens parler une langue qu’elle ne connaît pas,
la peur et la rage se mélange en elle alors que les sabots des montures
de la troupe se mettent à raisonner sur le pavé…
La disparition de Svala
La rosée du matin caresse la
flore, tan disque les premiers rayons du soleil lèche le visage de
Svala, ses parents dorment encore, les cris de la fête de la veille
raisonnent encore dans sa tête... Quelques heures ont passé, le village
est totalement réveillé.
Les parents de Svala s’apprêtent à manger mais leur fille n'est
toujours pas là. Shamléa qui passait par là est envoyée dans le village
pour s'enquérir d'où peut être leur fille.
Shamléa passe rapidement par toutes les familles, questionne les
habitants du village, passe par les recoins de jeu connus... Ce qui
rapidement l'inquiète c'est que personne n'a vu Svala aujourd'hui.
Poussés par les inquiétudes de Shamléa tout le village se met rapidement à la recherche de l'hybride.
Rapidement l'attention de tous se tourne dans la direction de
l'ouest là où de la fumée épaisse se montre. Une fumée digne d'un feu
concurrençant celui de la fête d'hier qui brûle toujours. Alors que les
enfants, en particulier, allaient se précipiter pour voir si le feu
n'était pas une farce de Svala, un cri tonitruant se fit entendre
derrière eux :
"Que tout le monde rentre dans le village, et vite, les guerriers à
vos armes on se retrouve à l'entrée..." Ce n'était que la voix
puissante de Haangus, qui dans le même temps attrape deux de ses
enfants pour montrer l'exemple...
Très vite tout le monde se met à courir vers le village, alors
qu'ils pénètrent dans leurs demeures, une volée de flèche s'abat sur
l'entrée de la commune.
Alors que pour l'instant, grâce à la clairvoyance de Haangus,
personne n'est blessé, semblent apparaître des alentours du nouveau feu
des dizaines de guerriers armurés et marchant en cadence.
Ils portent de lourds casques de métal, des cottes de mailles
éclatantes au soleil, des gants et des bottes ferrés, et un emblème
qu'ils arborent tous sur leur coeur, un aigle d'argent sur fond noir.
Cela fait quelques minutes que les flèches ont mordu le sol et
l'armées est déjà posée tout autour du village, il doit y avoir près de
soixante hommes, regroupés par paquets de dix, chaque groupe ornés
d'une bannière arborant le même emblème que chaque soldat.
La troupe se tient donc en cercle au tour de Griffe-Dure, à quelques centaines de mètres des portes du village...
Menace sur Griffe-Dure
Ce
n'est pas un feu de fête qui brûle à l'ouest du village, mais un feu
guerrier d'où sont sortis des soldats. Nôtre village est dans une bien
mauvaise situation, même si tous les guerriers se réunissent près des
portes, prêt au combat...
Haangus, Séléna sa fille aînée, Garb, Morth,
Onir, Dal, Nalla et Sigrid se tiennent devant les portes fermées de
leur village. Ils portent tous des pièces d'armures hétéroclites,
certains morceaux en métal, d'autres en cuir, ils portent tous
également une arme, la famille Griffe-Dure arborent tous une puissante
hache à deux mains, Dal et Nalla tiennent une épée longue et Sigrid
arbore seulement une étrange pierre blanche zébrée de veines rouges, en
collier. Onir lui se trouve en armure de plaque complète qui semble
mouler son corps, décoré de fines gravures à l'image de sa race...
Semblant posée dans son dos, une grande épée à deux mains laisse
montrer sa garde fine et son pommeau en griffe
Alors que le vent souffle dans la direction du
village entraînant avec lui l'épaisse fumée qui commence à se répandre
dans le village, un homme se détache des soldats, il est habillé de
riches vêtement, u grand manteau pourpre, une belle chemise blanche, un
pantalon noir bordé de fil d'or. Son manteau porte le même signe que
celui des soldats. Ceux-ci à son passage semblent lui témoigner un
grand respect.
"Je suis Eric Von Elmeth, Seigneur des forêts
sombres, Roi des terres de Mortes-Plaines, Je viens ici pour vous
soumettre Démons. Relâchez les esprits humains que vous tourmentez,
Repartez dans les limbes d'où vos esprits fourbes et animaux n'auraient
jamais du sortir..." L'homme s'étant exprimé, tend son bras en
direction de Sigrid et le pointe du doigt.
"Et toi Démoniste, viens à nous, si tu te rend et
que tu nous aide à renvoyer ses mécréants de là où ils viennent nous te
pardonneront."
Alors que Sigrid s'apprêtait à parler, Haangus s'avance d'un pas et d'une voix bien clair, dit :
"Moi Haangus Griffe-Dure chef du village de
Griffe-Dure et homme-ours de mon état, ne te comprend pas Seigneur
Elmeth, nous sommes comme toi issus de la nature nous ne connaissons
pas tes démons, nous ne voulons pas la guerre, nous vivons en paix avec
nos famille... Mais si toi ou quiconque, viennent menacer nôtre vie
c'est avec aucune pitié que nous combattrons."
"Bien je vois que tout est dit et je savais bien
qu'il n'y avait pas de discussions possible avec des monstres comme
vous." Après avoir parlé fermement et d'une voix légèrement agacée, le
Seigneur lève et rabat sa main tout en reculant pour disparaître
derrière ses soldats.
Dans le dos de l'armée semble luirent cinq auras bleutées...
Sigrid semblant reconnaître ces auras se précipite
devant ses amis met un genoux en terre et tend ses deux mains paumes
ouvertes en directions de l'armée. Sa pierre se met à luire et très
vite cette lueur s'étend sur ses mains puis le recouvre pour partir de
lui dans un dôme rose transparent qui semble protéger tout le village...
Esclavage
La route pavée est dure quand on voyage attaché sur un âne... Svala s'en souviens bien. Elle se rappelle aussi de bien des choses qui se sont passées ses dernières années...
Svala
a aujourd'hui 18 ans, elle mesure environ 1m80, elle a de très longs
cheveux noirs et de grands yeux gris. Ses formes font envie à bien des
hommes mais elle a la chance d'appartenir à Elisam Alh' Ahir, sultan de
la cité état de Djorkh' um. En effet à son arrivé en ville, il y a 8 ans, elle a été mise en vente par les marchands d'esclaves qui l'avaient capturée...
C'est
Aken le major d'homme de Elisam, un homme bedonnant au bouc proéminent
et au teint matte, qui a su déceler en Svala le potentiel qu'elle
renfermait. Il l'a donc acheter puis emmener dans le palais. Il l'a
fait lavée, coiffée, puis s'est occupé de son éducation pendant 8
longues années.
Il faut savoir que Djorkh' um est une citée état
où les marchands ont beaucoup de pouvoir, où les femmes en ont très
peu, et où les esclaves pullulent. Du reste leur vie est très dure, ils
n'ont de respect que celui qui leur est donné par leur maître, un
esclave peu bien mourir ou être maltraité si son maître le désir.
Au
lieu de tout cela Svala à eu une éducation des plus enviée, elle a
appris de nombreuses langues et dialectes, lu beaucoup de livres, eu de
nombreux professeurs. Mais surtout elle a appris l'art de la magie,
celui la même que seul les humains peuvent maîtriser, l'art de savoir
tirer des pierres magiques de nombreux pouvoirs. Aken a obligé
également des hommes-animaux à enseigner à Svala l'art de la magie
innée, celui là même que seul les hommes animaux peuvent maîtriser,
l'art de savoir transcender sa propre nature pour pouvoir en tirer de
nombreux pouvoirs. En effet, les hybrides ont cette particularité de
pouvoir être les seuls à avoir accès aux deux magies.
Pendant 8
ans donc Svala a été élevé comme la fille d'Aken, le voyant peu, et
voyant peu de monde, partager entre ses quelques sorties et ses
nombreuses heures de cours.
Cela fait 8 ans aujourd'hui et demain Aken va la présenter à son seigneur...
Trahison
Svala après 8 ans d'une éducation complète malgres son statut d'esclave, s'aprète à rencontrer celui qui la possède... L'idée
que quelqun la compare à un objet ne lui plait guère depuis toutes ses
années, et elle compte bien changer très vite sa condition...
Au matin, d'autres esclaves du palais sont venus chercher Svala. Ils l'ont lavée, parfumée, habillée, coiffée... Après plus de trois heures de préparation elle est enfin prête et par la même occasion à bout de nerf... Elle
porte un grand nombre de voiles de soie noire et blanc, tous aussi fin
que ses cheveux, et si ils cachent ses formes d'une trop grande
impudeur, c'est uniquement grâce à leurs grands nombres. Sa robe de
voiles laisse voir son ventre, ses épaules et le bas de ses jambes
ainsi que ses avants bras. Un fin maquillage appuie son regard d'un
léger trait noir, tan disque ses lèvres sont empourprées par un beau
rouge. Elle ne porte ni bijoux ni quelconque piercing.
Cela fait
bien une demi heure qu'elle attend dans une pièce feutrée, où siègent
de grandes chaises de bois gravées et ornées d'un coussin vert. La
double porte s'ouvre et laisse apparaître une pièce nue de toute
décoration. Au centre de la pièce, qui doit bien mesurer 10 mètre "Je
suis Elisam Alh' Ahir, sultan de la cité état de Djorkh' um, et tu as
la chance de ne pas me décevoir alors que je te découvre après 8 années
à t'attendre. Aken n'avait pas menti tu es une splendide jeune femme,
et si tu te montre à mes côtés aussi prometteuse que sur le pas de ma
porte, je ferais de toi ma vingtième femme. Approches-toi et ne me fait
pas attendre..." La voix du sultan est douce mais ferme et son regard en dit long sur le peu de patience qu'il a.
"Je
suis Svala fille de Anni et Kaïl, membre du village de Griffe-Dure, je
ne veux rien avoir à faire avec toi, je ne suis pas ta chose ni celle
de personne, je ne m'offrirai pas à toi et si tu veux me forcer en quoi
que ce soit il te faudra me tuer, laisse moi partir ou prend ma vie la
est ton seul choix..."
Svala campée sur ses jambes semble
changer d'apparence, ses voiles se déchires sa peau elle-même
craquelle, des poils naissent et poussent très vite, son nez se
déforme, elle semble rapetisser. Très vite à sa place se tiens un loup,
ou plutôt une louve sur la défensive et grognant...
de coté, un grand lit rond, drapé de soie bleu, trône portant un homme
d'une quarantaine d'année, les cheveux noirs finement coupés, un bouc
travaillé, et un corps nu et huilé dont un linge blanc recouvre son
anatomie masculine. Il arbore seulement une pierre rougeâtre veinée de
blanc, tenu par une fine lanière de cuire, sur son torse.
Auteur : Bruno
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