Date : Dimanche 03 janvier 2010 @ 01:40:14 :: Sujet : Jeux de Rôles
Square d’Anvers, Paris
9°, Paris, France,
Voilà
trois heures que je venais de prendre mon train depuis Ploumillau (22), et je
me retrouvais alors à la gare Montparnasse, au plein cœur de l’éblouissante
capitale. L’administration m’a gracieusement fourni un communicateur dans le
but de faire mes rapports et de contacter les membres de mon équipe.
Je pris le métro 12 et m’arrêta à la station Pigalle, en
direction du Square d’Anvers, lieu auquel l’on m’a confiée de me rendre, alors
que les dix coups de l’après-midi sonnèrent.
10:00 à J’arrivai au square en question. Il me
restait quatre heures avant l’heure fatidique, et j’eu amplement le temps de
repérer les lieux et de ravitailler mon corps à l’après-midi froid et nuageux
qui s’annonçait.
13:00 à Une odeur
épouvantable accompagnait un homme de grande taille qui, malheureusement,
faisait parti des nôtres. Super Rasta Man pourrissant débarquait sur le
square : il répondait sous le nom de Jean-Baptiste.
14:00 à Un homme
d’affaire s’assit et lis le journal, une vieille dame qui donnait à manger au
pigeon et une mère de famille avec son
bébé en berceau tournant autour du parc. Trois individus susceptibles de
correspondre à mon contact, et pourtant aux allures si différentes. Un peu plus
loin, une bande de 4 jeunes, qui comprenait trois garçons et une fille, tous
tout à fait commun et passé de mode depuis au moins 3 ans, faisaient de la
frime.
En allant voir l’homme d’affaire,
qui snobait l’apparence de pauvre petit garçon que je suis. La vieille dame,
bien au contraire, était de nature très bavarde. Elle trouvait très sympathique
les pigeons auxquels elle donnait à manger et qui ne revenait pas : ce
n’était pas plus mal avec les vermines de ce genre. Le poison qu’elle leur
donnait arrangeait surement biens les choses, et ressemblait bien à ceux de
chez nous … et cela n’étais pas plus mal.
Dans le flot de ses paroles, Mme
PALTAR, débita ce que l’administration attendait de moi et … des
autres.
15:00 - Rue
Billancourt, Paris, Paris, France,
La
pharmacie du 29 rue Billancourt a subit un cambriolage des plus intéressants.
Le problème de ce cambriolage se situe dans la façon d’agir. Des individus de
carnaval ont été signalés : les effets spéciaux furent époustouflants. Tous
les éléments laissent à penser que certains démons sont mis en cause dans cette
affaire. La mission si vous l’acceptez … et vous l’acceptez … est de trouver et
de ramener ces fauteurs de troubles.
Arrivés sur les lieux, comportant
les 30 minutes de retard de la très grande majorité de l’équipe, dont il me
faudra y remédier, je trouvais une pharmacie encore en fonctionnement. Seule la
grande baie vitrée était remplacée par une large plaque de bois.
J’envoyais alors Mr SWATCH Jérôme voir ce qui
se serais passé dans cette pharmacie. Il nous rapporta que les évènements
s’étaient passés dans une violence gratuite par un groupe de trois ou quatre
individus : le premier était un grand cornu à la peau rougeoyante, le
second une dame très électrique, le troisième un véritable petit pingouin. Il
aurait emporté des stéroïdes, des anabolisants et des fortifiants avant de
repartir.
La superette à proximité de la
pharmacie à laquelle l’affaire nous avait conduits, fut cambriolée dans les
mêmes circonstances, par ce qui semblait les mêmes personnages. Lorsque nous
nous y rendîmes, les cambrioleurs étaient déjà partis. Il était possible
d’entendre au loin les sirènes policières qui approchaient. Suivant les badauds
qui s’éloignèrent, les questions anodines sur les circonstances de ce
cambriolage pouvaient tomber. Les informations se regroupèrent, se recoupèrent
mais rien de nouveau ne vint enrichir ce que nous avions apprit.
16:00 à Je fis mon
premier rapport sur l’affaire en cours à Mme PALTAR. Des concordances avec
d’autres affaires en cours ont été plus ou moins confirmées. Le point
concordant était un dénommé Rocco
SIFREDDO, demeurant sur le boulevard HAUSSMAN : une certaine anomalie
particulièrement gênante est apparu depuis quelques temps.
16:15 - Boulevard
HAUSSEMAN, Paris 9°, Paris, France,
Ce
dernier est un homme de grande stature aux cheveux blonds et aux yeux verts. En
arrivant à son appartement, après s’être présentés, la provenance de son
problème était des plus … visible. Serviteur d’Andréalphus, sa profession mortelle
était plutôt compromise. Tout débuta lors de sa vaccination à la clinique du
quartier. Il reçu peu après un courrier d’un dénommé Dr DELARATE, l’informant qu’il était en mesure de
l’aider et lui eut donné rendez-vous. Celui-ci ayant eut lieu la veille à 18:00.
Cependant, le médecin perdit la vie dans l’entretien et tout fut nettoyer selon
ses dires. Il demeurait que désormais, à défaut de remède, il retournerait en
bas pour se libérer de son handicap et des piqures répétitives dont il était
désormais habitué. Le cabinet du dénommé DELARATE
se trouvait au 16 rue Longchamp. L’entretien se clôtura ainsi.
18:30 – Cabinet du
Dr DELARATE - Rue Longchamp, Paris, Paris, France,
Une nouvelle sortie du métro, et un
peu de marche, et nous voilà arrivés dans la rue du cabinet du Dr DELARATE. Des brigades
policières, même en faible nombre, sont
postées devant le bâtiment qui ouvre sur les lieux de son travail. Nous
attendîmes que tous soient partis avant de pénétrer dans ce dernier par
l’intermédiaire de Michel, qui se
fit passer pour un brigadier voulant vérifier une dernière chose.
19 :30 à
Le cabinet du docteur offrit plusieurs pièces. Jérôme était resté en face de l’immeuble pour monter la garde, par
sécurité. Nous savions, par Mr
SIFREDDO, que le médecin était mort la veille au soir. Nous débarquâmes
dans l’antre du médecin : nous ouvrîmes la porte qui nous offrit l’accès à
une vaste pièce au fond de laquelle se trouvait un bureau en demi-cercle,
servant très certainement d’accueil et de salle d’attente. Mr NOVEL, membre de cette expédition, alla sur mon
indication chercher quelconque trace de notre affaire dans ce dernier bureau,
où se trouvaient les papiers les plus probables. Pendant ce temps, monsieur DABIER alla visiter
l’ordinateur présent dans cette pièce, monsieur Jean-Baptiste alla visiter la
pièce privée. Quant à moi-même, je m’occupais du cabinet de travail à
proprement parler.
Après une fouille attentionnée, j’eu
pu remarquer, tombé entre le meuble de l’imprimante et l’armoire des dossiers,
un petit carnet. En l’ouvrant, il s’agissait d’un répertoire de contact :
le feuilletant, le nom de Dr
CHAMBOURCY est souligné. Annoté aux côtés de ce nom, mise à part ses
coordonnées, « assassiné le 23 janvier 1990 ».
21:00 à La prospection
dans les cabinets du médecin nous donna une autre piste vers laquelle nous
allons nous diriger. Alors que je redescendais en compagnie de cette fine
équipe, et que nous sortions du bâtiment, une voix s’éleva. Proche du trottoir
d’en face, une voiture policière était présent et les deux policiers présents
dans cette dernière s’approchèrent de nous, sans aucune agressivité. Mr DABIER resta en retrait à
ce moment là. Ils vérifièrent nos identités, et après cet acte, étaient près à
nous menotter et nous emmener au poste : ce qui provoqua, au moment
opportun, une riposte de la part de Jean-Baptiste,
suivi par celle de Mr NOVEL
Marc. Je ne jugeais pas long le temps de s’occuper de ces deux individus,
alors j’ai pris la peine de faire un second rapport à Mme PALTAR, en me
dirigeant aux côtés de Mr
DABIER Michel vers la station de métro la plus proche, croyant tout à fait
capable les deux compagnons s’occuper des policiers, suivi de peu par Mr SWARTCH Jérôme. Je lui
indiquai ce que nous venions de découvrir et notre nouvelle destination.
L’objectif de la mission se modifia légèrement à ce moment : il nous
incombait désormais de ne ramener que le chef de cette belle mascarade plutôt
que le groupe entier.
Accompagné de ces deux membres
d’équipe, je me dirigeais vers l’adresse de la demeure du Dr CHAMBOURCY, transmettant par télépathie, les
coordonnées à Mr NOVEL,
pour que les deux manquants puissent nous rejoindre par la suite.
21:15 – Maison du
Dr CHAMBOURCY – Av. Gl DE GAULE, Neuilly, Île de France,
France,
Le numéro 46 correspondant à
l’adresse indiquée dans le carnet du médecin que nous venions de visiter,
correspond à ce qui semble être un hôtel particulier. Aucun policier, ni aucun
individu de ce genre n’est à déclarer dans les alentours. La demeure est plutôt
somptueuse ; toutes les fenêtres possèdent leurs volets fermés, et une
grille se présente entre nous et la porte d’entrée.
Il fut sonné à la porte une première
fois et je m’annonçai afin de parler de la mort de son mari. L’unique réponse
que nous obtenions tous trois fut des pleures accompagnés de paroles nous
mandant de quitter les lieux. Une seconde et une troisième fois fut faite dans
le but d’essayer de la convaincre de nous laisser entrer. Mais la police
risquait de débarquer si nous continuons à persister auprès de la veuve.
21:40 à Les deux
membres de la compagnie qui devaient nous rejoindre arrivèrent devant le
domicile du défunt.
Après avoir regardé aux alentours
pour vérifier que personne ne pouvait voir, je me téléportai juste derrière la
porte de la maison. Je pris les plus grandes précautions en visitant la
résidence afin que je ne tombe sur la veuve ou quelconques personnes, le plus
silencieusement possible. Il n’y avait aucune ombre dans la demeure, pas un
coin n’était oubliée pas les lumières continues des lampes accrochées aux murs.
22:00
à
J’arrivai dans ce qui semblait être son cabinet de travail, puis après quelques
recherches dans ce dernier, j’ai mis la main sur son carnet de contact. En
regardant à l’intérieur de celui-ci dans l’objectif de trouver des points communs
entre les deux médecins assassinés : le nom de François TETARD était la seul concordance entre les deux hommes.
S’il devait y avoir une communion avec notre affaire, et cela présentait notre
piste la plus probable. De plus, contrairement à tous les contacts présents
dans ce carnet, comme dans l’autre, cet individu est le seul à côté duquel
aucune coordonnée n’est indiquée. Je ressorti de ce bureau, me téléportant
juste devant la porte d’entrée, à l’extérieur, et enfin, entendant les sirènes
se rapprocher, m’éloignai de cette habitation, avec à mes côtés Jean-Baptiste, qui était le seul à être
resté, à l’encontre des indications que j’avais laissé, pour la sécurité de
notre mission.
Dans
les pages jaunes, il n’y avait qu’un seul Mr
TETARD François : il habitait rue de LAMARQUE, dans le vingtième
arrondissement de la capitale.
22:15
àNous
primes le chemin de ce qui fut notre destination finale, je développai ce que
j’avais découvert à l’intérieur. Je me plaçai ensuite à l’arrière du groupe, et
appela pour la troisième fois notre contact pour cette affaire, Mme
PALTAR, pour lui communiquer les dernières informations que je venais
d’obtenir, ainsi que nos intentions de nous rendre sur place, confirmer nos
soupçons et appréhender la cible.
22:30 – Demeure du
Dr Tetard – rue LAMARQUE, Paris 20°, Paris, France,
Au sommet de la butte Montmartre, la
maison du Dr TETARD est
une résidence très luxueuse. Personne n’était présent quand nous arrivions à
l’entrée de cette habitation, tout était calme. Cependant la propreté n’était
pas le fort de ces lieux. Tout était rempli de poussière, de débris et autres
saleté en tout genre : comme si le zoo s’était installé dans la demeure
depuis quelques mois.
Inspectant les alentours de la
pièce, je trouvai, sur les contours d’une armoire électrique, des traces de
brulures et de coups de corne. Ce qui pourrait correspondre à la description de
deux des personnes faisant partie du groupe que nous cherchions depuis ce début
d’après-midi. A l’intérieur de ce placard, un compteur ovoïde était présent. Le
tâtonnant, je provoquai l’ouverture d’une porte secrète en tournant cet œuf
étrange. Je montais en compagnie de Jean-Baptiste
dans l’ascendeur qui était visible, ce qui allait nous emmener dans un vaste
entrepôt, ressemblant à un ancien parking souterrain. L’éclairement aux néons,
ce dernier était rempli d’équipements scientifique en tout genre. Les trois
membres de l’équipe restés là-haut arrivèrent au voyage suivant de l’ascendeur.
La porte blindée du garage, face à
notre équipe, commençais à s’ouvrir lentement, le temps pour nous de nous
mettre à couverts au mieux des possibilités qu’offrais ce lieu. L’ascenseur que
nous venions de prendre remonta, puis redescendis avec en son sein, les Dupont
et Dupond.
De la Jeep qui venait de pénétrer en
ces lieux, descendaient les « hommes » qui correspondaient à ce que
nous avions reçu des divers témoignages. Ils étaient cinq au total : la
torche (l’homme tout feu tout flamme),
Tornade (la femme éclair), le
pingouin (un vrai), ce qui semblait
un démon de Baal, et la cible à ramener : le Dr TETARD François.
Le combat fit rage dans ce qui
semblait être une éternité. La situation était plus ou moins sous contrôle à
l’initiation de celui-ci, mais dégénéra rapidement. L’un des jumeaux se
volatilisa dans une brume angélique.Ceci fut une
opportunité d’éliminer certains acteurs du paysage angélique, mais la puissance
dont ils ont fait preuves jusqu’alors est surprenante.
L’objectif
étant à porter de main, et la situation tournant plutôt en notre défaveur, entre
la supériorité militaire des 4 cibles et de leur chef, et de l’ange encore
présent, j’ai appelé notre contact, Mme PALTAR, l’informant que
j’effectuais une évacuation d’urgence, afin de préserver l’état générale de cet
individu et ainsi pouvoir le ramener en vie et en sécurité au sein de
l’administration.
Des secours arrivèrent excessivement rapidement, sous la
forme de deux démons qui s’occupèrent des survivants du garage.
Dans notre nouvelle décapotable, nous primes une route
pour le moment inconnue.
23:30 – Quelques
part dans les rue de Paris, Paris, France,
La fine équipe continua par descendre la butte au dessus
de laquelle se situait la demeure dudit TETARD
pour s’arrêter enfin dans le quartier de la Barbesse, afin de trouver
un nouveau véhicule et passer ainsi plus inaperçu. Ce dernier secteur se
partage entre prostituées, drogués et autres alcooliques.
La première tentative se fut diriger vers un coupé haut
de gamme noir, alors que son propriétaire, voulant rester discret s’apprêtait à
incorporer son véhicule. Réussi à première vu, l’homme se désintéressa et parti
rapidement dans son cabriolet. Nous en restions au même point.
01:30 – La
Barbesse, Paris 20°, Paris, France,
Le nouveau véhicule a enfin été trouvé. Le seul
inconvénient est que nous ne rentrons tous dedans. Le principal est de pouvoir
y rentrer l’objectif, et le maximum de l’équipe, les autres nous rejoindront au
plus vite.
A bord de la R5 que Garobechie
a ramené, malgré la disparition accidentelle du conducteur, je pris place pour
garder à l’œil la cible à ramener. Accompagnée de DABIER Michel, NOVELL Marc
(qui est également hors état de service) et SWARTZ Jérôme, nous embarquâmes direction le siège de la défense.
06:00 – Quartier
Général, La défense, Puteau, Île de France, France,
Quelques temps plus tard, après des difficultés à
l’entrée pour l’identification, avec un système des plus inconnus, et quelques
discussions avec le responsable de mission et un aller-retour au van garé non
loin, nous finîmes par déposé le fameux colis entres les mains de ce dernier.
06:30 – Quartier
Général, La défense, Puteau, Île de France, France,
Le fameux ticket 19 Rouge était entre mes mains, nous
permis un accès direct aux salles de derrière. Un inconnu se joignit au groupe
que nous formions, qui apparemment est connu de certains (D’ailleurs, ils auraient pu se montrer quelques peu respectueux
en faisant les présentations).
Suivant le responsable, je gravi les échelons du bâtiment
à travers un ascenseur jusqu’à l’étage N, puis jusqu’à son immense bureau.
Voici donc le rapport de cette première mission à travers
les méandres de la capitale et de la guerre éternelle.